J’ai découvert la régate avec le Sailing Team EPFL !
Dès le début de mes études à l’EPFL, j’ai fait beaucoup de dériveur au centre nautique UNIL/EPFL. J’y pratiquais la voile loisir avec plaisir, mais avais en même temps de plus en plus envie de découvrir la régate. Je me suis alors adressé au président du Sailing Team EPFL.
Et, en septembre 2012, j’ai eu la chance de faire ma première régate. C’était un Match Race à Scarlino, en Italie. Après un petit entrainement sur le lac Léman, nous avons pris la route, direction l’Italie. Les conditions étaient bonnes et nous avons pu faire plusieurs matchs, devant le port de Scarlino. J’avais navigué fréquemment auparavant, mais en croisière seulement. Au début, j’étais donc très stressé et je faisais beaucoup d’erreurs, surtout parce que les manœuvres s’enchaînaient très vite et que je manquais d’expérience au poste d’embraque (réglage des voiles d’avant). Mais, grâce à l’expérience des autres navigateurs, j’ai pu recevoir beaucoup de conseils et apprendre en les observant. Ça a été une première expérience de la régate enrichissante.
En octobre, j’ai aussi participé à un match race à Genève au poste de régleur de grand-voile. Cette fois par contre, le vent n’était pas au rendez-vous et le temps de navigation a été bien limité. Nous n’avons disputé que quelques matchs, dans des conditions très légères. L’ambiance était très sympa, mais je n’ai que très peu appris de cette régate.
Début octobre, on m’a proposé de participer à la SYWOC (Student Yachting World Cup) au poste d’embraque. Je n’ai pas hésité et ai tout de suite confirmé ma participation. Bien que le début de la régate fût proche, nous avons eu le temps de nous entrainer sur un surprise à Morges pour encore améliorer les manœuvres et travailler le « jeu entre les équipiers ».
Après 8 heures de route, nous sommes arrivés à la Rochelle, où nous avons dormi dans l’auberge de jeunesse où logeaient également les autres équipes.
Le lendemain, le comité a annulé la journée d’entrainement. Grâce à ça, nous avons eu assez de temps pour bien préparer le bateau. Ça m’a déjà permis d’apprendre une chose importante : pour connaître le succès en régate, il faut un bateau « checké » dans tous les détails. Toutes les équipes travaillaient concentrées, mais nous avons eu quand même un peu de temps pour échanger avec les équipages des autres pays.
Dimanche matin, le jour de ma première régate en flotte, était surtout la première fois que nous avons navigué tous ensemble, que toute l’équipe était réunie. Pour dépasser les problèmes que ça a posés au début, nous avons pu compter sur l’esprit d’équipe qui était fort, nous essayions de nous entraider quand il y avait des soucis. Ça m’a bien aidé, parce j’ai pu comme ça comprendre vite quelles étaient mes tâches et ma position sur le bateau. De plus, les infos des équipiers expérimentés m’ont permis de vite progresser et apprendre le plus possible.
Cette motivation s’est le mieux exprimée pendant la régate côtière de la deuxième journée au terme de laquelle le team de l’EPFL a franchi la ligne d’arrivé premier, accompagné d’un coucher de soleil magnifique. C’était le résultat d’une équipe avec un noyau expérimenté qui, bien qu’il y ait eu des erreurs, a motivé et aidé les moins expérimentés.
Les deux jours suivants, nous avons connu des hauts et des bas. Souvent, nous avons bien débuté les manches, mais avons ensuite commis des erreurs qui ont parfois coûté cher. C’était intéressant de voir comment réagissait l’équipe, qui a toujours gardé la motivation des jours précédents, même dans les moments très durs.
Finalement, à cause de la météo défavorable, les deux dernières journées ont été annulées. Ça nous a laissé le temps de nous promener dans La Rochelle et de découvrir la ville, avant de rentrer en Suisse.
De retour à Lausanne, j’ai maintenant un sac rempli de souvenirs marquants, un gain en expérience et 7 nouveaux amis qui ont fait de ces 10 jours une expérience tellement enrichissante.
Je me réjouis déjà d’aller naviguer le printemps prochain…
Félix
Publié à 20 janvier 2013