Jour 1
Les 5 jours du Léman ont commencé et plutôt mal pour l'équipage FAV-Raiffeisen. Après un mauvais départ derrière leurs concurrents, l'équipage rencontra des conditions difficiles avec des airs instables et de la pluie. Malgré cela, Ire et Steph se sont bien accrochés et sont parvenus à recoller le reste de la flotte pour passer la bouée de Genève vers 21h30 avec 4 autres bateaux, dont Forum EPFL, l'autre équipage du LUC.
Durant la nuit, les airs ont été faibles et changeant. Jusqu'au Bouveret, tout se passe bien pour notre équipage mais ensuite tout se gâte! D'abord, ils restent bloqués sans vent et de la vague, des conditions qui ont donné le mal de mer à Ire (bien qu'il assure que ça doit venir de la nourriture ;-)). Pour couronner le tout, le chariot de GV lâche tandis que le vent se met à forcir. C'est sous foc et GV avec 1 ris que l'équipage reprend sa route en direction de Vidy.
Vers 14h, après 1 jour de régate, l'équipage FAV-Raiffeisen passe la bouée au large de Vidy, avant-dernier. Malgré les difficultés, c'est avec le sourire qu'ils envoient le génois et lâchent le ris, bien déterminé à rattraper leur retard durant les 4 prochains jours.
Pour l'équipe Forum-EPFL, qui avait aussi pris un mauvais départ, ça a l'air de bien se passer. Il se trouvait vers le milieu de la flotte et semblait continuer à grimper au classement.
Jour 2
14h: passage de Vidy; l'équipe FAV-Raiffeisen commence le 2ème jour de régate ultra motivé, bien décidé à se donner à fond pour rattraper le reste de la flotte.
Jusqu'à Genève, Ire et Stéphanie parviennent à réduire l'écart. Puis dans la descente en direction du Bouveret, encore dans le petit lac, ils rattrapent un premier bateau. La descente se fait sous spi avec du sud-ouest modéré et pas de pluie. Ces conditions, bien plus agréables que celles du jour précédent, leur laissent du répit pour prendre leur premier repas chaud depuis le départ de la course. Durant la journée, l'équipe FAV-Raiffeisen a beaucoup cravaché et ne s'était pas accordé beaucoup de temps pour bien manger!
La suite de la descente se passe sans accroc et ils parviennent, malgré la nuit, à trouver facilement la bouée au Bouveret aux alentours de 2h du matin. Là, ils parviennent à rejoindre l'arrière de la flotte. La remontée vers Vidy se fait au pré, en compagnie de 4 à 5 autres bateaux. Nos deux navigateurs passent la bouée de Vidy vers 5h30, le deuxième tour a donc été très rapide! Il y a eu beaucoup de vent, nos 2 marins ont navigué ensemble presque toute la nuit et se sont accordés très peu de repos pour profiter au mieux de ces conditions.
Durant la remontée vers Genève, l'équipe FAV-Raiffeisen est proche de rattraper un autre bateau mais le vent tourne, la flotte s'étire, et notre équipage ne parvient pas à poursuivre sa remontée. Après le passage à Genève vers 12h30, les marins du LUC reprennent la direction du Bouveret. La sortie du petit Lac se fait sous spi. Durant la descente, ils ont pu prendre leur premier repas de midi ensemble et enfin enlever les cirés. Ire a aussi profité de bien se reposer pour pouvoir continuer d'attaquer après le passage du Bouveret.
Jour 3
Arrivé au Bouveret avec peu d'air, l'équipe FAV-Raiffeisen passent la bouée sur son erre. Notre équipage est toujours à l'arrière de la flotte, car malheureusement les quelques concurrents qu'ils sont parvenus à rattraper ont été contraints d'abandonner. Après le passage du Bouveret, Stéphanie et Ire profitent du manque de vent pour se baigner, ce qui leur "a fait monstre du bien" dixit Ire.
Après cela, notre équipage trouve une brise qui va ensuite forcir et les accompagner jusqu'à la bouée de Vidy où ils envoient le spi pour continuer leur route en direction du petit Lac. Là, le vent mollit, ce qui les oblige à tirer des bords carrés. Petit incident comique, nos navigateurs croisent un concurrent naviguant dans la direction opposée, qui est venu les lofer. Malgré ça, tout se passe bien et ils passent la bouée de Genève vers 8h40.
Le retour sur le Bouveret se passe sans problème dans des aires légers. L'équipe FAV-Raiffeisen parvient à revenir se recaler avec Cler-Anisée et Tahoe. Maintenant, notre équipage se prépare à négocier le passage difficile du Bouveret et espère devancer ses concurrents directs.
Jour 4
Hier, l'équipe FAV-Raiffeisen est parvenu à se recaler avec ses 2 concurrents directs Cler-Anisée et Tahoe, bien distancé du reste de la flotte.
Les deux marins du LUC ont bataillé dur pour tenter de les devancer, mais n'y sont pas parvenus. Durant la nuit, ils ont subi plusieurs périodes sans vent et n'ont pu que contempler leurs adversaires s'échapper, ce qui a été dur mentalement.
Ire et Stéph ont usé beaucoup d'énergie à essayer de les rattraper et ont négligé leur repos et leur alimentation. Maintenant, ils sont épuisés mais bien déterminés à terminer la régate, en levant le pied pour récupérer un peu et être prêt si une nouvelle opportunité d'attaquer se présente.
dernières 24h
Après 96 heures de navigation, Stéph et Ire ont entamé le dernier jour de course. Leurs adversaires ayant pris un peu d’avance, il s’agissait de bien terminer la course.
Après le passage au Bouveret, en route pour Vidy, ils ont profité d’un moment de calme sans vent, devant le beau paysage du Lavaux pour sortir le plat surprise de motivation : une bonne raclette.C’est ainsi, qu’ils ont pu récupérer une peu de forces.
Suite à ce moment de détente, la bise est arrivée sur le lac, permettant aux navigateurs d’entamer une dernière descente sur Genève sous spi. À ce moment le parcours était raccourci (Vidy-Genève-Vidy), dans le but de commencer de réunir les bateaux, pour que tous les participants arrivent dans les alentours de 14h. Ils ont pu croiser le reste de la flotte dans le petit lac à la lumière de la pleine lune.
Vers 2h du matin, le bise à forci, obligeant les deux marins à rester éveillés sur le pont pour négocier les vagues jusqu’à la fin de la régate. Les dernières heures de course ont consisté en aller-retours entre Lausanne et St. Prex.
Tout à la fin, les dernières minutes avant le passage de la ligne d’arrivée, le FAV-Raiffeisen a navigué côte à côte avec les vainqueurs de cette édition, Pacman Mayer, qui a par ailleurs battu le record de distance des 5 jours avec 1’000 km au compteur.
La course terminée, Stéph et Ire ont pu profiter d’un repos bien mérité !
Publié à 1 août 2015